lundi, 30 juin 2008

O'Sullivan (non, c'est pas un pub...)

Ce matin je devais aller faire un examen sanguin because j’ai trop abusé du sucré comme je le disais précédemment et donc je dois vérifier si je ferai pas du diabète par hasard. Happy je suis. Donc déjà depuis 2 semaines j’ai banni le sucre de mon alimentation, je te dis pas comment ça m’attriste.

Donc ce matin je pars au labo, à jeun forcément. Il est déjà 9h (levée tard) et j’ai les crocs…. J’arrive au labo.

-          « vous avez vos 50g de glucose ? » que me demande la dame du labo d’analyse après avoir fini de raconter ses projets de vacances à sa collègue beaucoup trop maquillée

-          « euh…nan » je fais « on m’a pas dit »

-          « bon ben allez chercher ça à la pharmacie à côté »

-          « … »

Donc me v’là partie à la pharmacie. Je me sens lourde, j’ai faim, j’ai chaud, jsuis fatiguée. Bon. La pharmacie est fermée. Et merde. Et évidemment dans ce quartier de m… la prochaine est super loin. Je prends mon courage à 2 mains, en même temps j’ai pas le choix et je me lance à la recherche d’une pharmacie. Que je trouve enfin, 15 mn plus tard.

Là une cliente arrivée après moi demande aussi 50g de glucose et repars avant que j’ai pu sortir mon porte monnaie. Le pharmacien rigole un peu en me disant qu’elle a été plus rapide que moi mais que en même temps je suis un peu plus « volumineuse » qu’elle donc c’est normal.

Je repars pour 15 mn dans l’autre sens et j’arrive enfin, extenuée et affamée.

-          « vous voulez bien me suivre ?»

Aïeuh ! elle m’a fait mal cette grande gigue ! Elle a peut-être des chaussures canons mais elle sait pas piquer !

Ensuite, elle m’emmène dans une salle où je retrouve la client de la pharmacie. On me donne mes 50g de glucose à boire (pouah ! 50g de sucre dans un tout petit gobelet avec 2 gouttes d’eau c’est juste immonde) et je dois rester là pendant une heure. Heureusement j’avais pensé à prendre mon Sophie Kinsella du moment (« l’accro du shopping dit oui ». Oui, je sais, je lis de la daube en ce moment, mais ça me détend. D’ailleurs si quelqu’un veut me faire un cadeau il me manque « l’accro du shopping a une sœur ».)

D’un coup, un espèce de vacarme hallucinant. Comme le buzzer d’un réveil, mais qui a failli me causer un arrêt cardiaque. Faut pas me faire des émotions, jsuis enceinte bordel !

Je croise les doigts pour que ce soit une autre infirmière qui me fasse la deuxième piqûre. Raté.

Re-aïe !

J’ai encore le chemin du retour jusque chez moi, j’ai 3 étages à monter, il fait chaud, j’ai toujours pas mangé et il est déjà 11h avec tout ça.

Bon, on peut dire que j’ai mérité une tartine de Nutella ?

mercredi, 25 juin 2008

Y’a ceux qui ont du bol…

Et y’a moi

La vie est trop pinjuste des fois sérieux. Surtout genre avec moi. En même temps les autres m’en tape, jsuis qu’une radasse. A croire que j’allais le payer, ben voila, c’est fait, jsuis en plein dedans. Si, si.

Attends t’excite pas j’t’essplique…..

Bon, ok, la grossesse c’est trop cool, t’as Boubou qui fait du trampoline tout dedans toi c’est un truc de fous. Mais ce Boubou, faut en prendre soin. Bien bien soin. Faut pas qu’y soit malade, pas qu’y soit blessé, faut tout bien le protéger dans ton dedans. Alors y’a des règles, y’a des trucs que t’as le droit ou pas de faire, de boire, de manger. Et des fois, t’as une sage femme qui en plus t’annonce la bouche en cœur que « madame, vot’ placenta l’est un peu bas, il serait plus prudent d’éviter les rapports sessuels désormais. » « QUEWOUA ????? QUEUMENT ?!?!? ». ouais. Je sais. Et après elle ajoute « ah et votre taux de sucre et beaucoup trop haut ! va falloir arrêter tout ce qui est sucré ! allez bonne journée ! »

Alors voila juste une petite liste de tout ce qui m’est interdit désormais :

-          la clope

-          l’alcool

-          le café

-          les sushis

-          la charcut

-          le sucre

-          le sexe

juste, dis-moi, … IL ME RESTE QUOI PUTAIN ??????

heureusement que tout ça c’est pour Boubou

jeudi, 19 juin 2008

Quoi de neuf, Docteur ?

En papotant l’autre jour avec ma cousine, je me disais que j’avais vraiment jamais eu de bol avec les médecins. Je me suis dit qu’il faudrait que je les liste, alors voilà, je vais tout te raconter.

En fait mon problème, c’est que je tombe toujours soit sur des psychopathes qui m’annoncent que je vais mourir, soit des incompétents qui trouvent pas ce que j’ai.

D’abord, faut les classer en différentes catégories : généralistes, dentistes, gynécos, ophtalmos, … Oui, je sais y’en a plein d’autres, mais j’ai pas encore eu l’occasion d’être confrontée à eux. J’ai bien dit pas encore.

Alors voila que je te raconte. Déjà, y’a un truc important, c’est que je suis un peu née dans le milieu. Papa docteur, Maman infirmière. Autant te dire qu’à 6 ans je connaissais des mots comme hystérectomie, prostate, soin palliatif ou hématologie. Je savais qu’il ne faut pas mettre la tête en arrière quand on saigne du nez, faire une manœuvre de Heimlich et qu’on ne dit pas « malalatete » mais « céphalée ». Donc en fait, j’allais jamais chez le médecin puis qu’il vivait chez moi ! Il nous soignait en cas de grippe, nous faisait les vaccins, les pansements, etc… Donc j’ai jamais été habituée à aller chez un doc, et quand j’ai commencé à les fréquenter, ça m’a un peu surpris.

1/ Les dentistes

Le premier, celui que j’allais voir depuis que je suis petite m’a opérée des dents de sagesse. Mais en anesthésie locale. Donc non seulement j’entendais tout, mais en plus je devais revenir toutes les 2 semaines pour qu’il s’occupe d’une nouvelle dent.

Il a réussi à mal doser son anesthésie, la douleur s’est donc réveillée au moment où il essayait de déloger ma dent naissante encastrée dans ma mâchoire à coup de burin. 

Ouais. J’ai eu mal.

Ensuite plusieurs années plus tard (je suis restée traumatisée un moment) je suis allée en voir une autre because j’avais mal aux gencives et que en plus la gencive susmentionnée avait une drôle de couleur marron-noire et disparaissait à vue d’œil. Et là, cette connasse de dentiste me dit : « ah ben oui, vous avez une maladie parodontale. Il va sûrement falloir vous opérer.  Ah oui, et aussi, vous allez perdre vos dents. »

oui, elle me dit ça comme ça, tout tranquille. J’étais en panique. J’ai aussitôt pris un rdv à l’hôpital pour montrer ça à un spécialiste, qui m’a finalement mise sous antibios et c’est parti aussi vite que c’était arrivé. Tu penses bien que j’ai pas gardé le numéro de la première.

2/ Les ophtalmos

J’ai jamais eu de problème de vue. Je suis allée consulter une fois parce que j’étais gênée en lisant, et par les contrastes. Une ophtalmo m’ausculte, et me prescrit des lunettes. Lunettes que finalement je ne porte quasiment jamais, j’ai l’impression qu’avec c’est pire que sans. Je fini par les oublier au fond d’un tiroir. Plusieurs années plus tard, je me décide à aller en voir une autre. Je suis toujours gênée, de plus en plus. Et là elle m’apprend que j’ai porté des lunettes pour rien, puisque j’ai une vue parfaite, et que mon problème est musculaire et pas du tout un problème de vue.

3/ Les généralistes

J’ai commencé à les fréquenter seulement quand je suis arrivée en région parisienne, puis qu’avant j’avais mon pôpa pas loin. Et j’ai pas été déçue.

Le premier : tout bronzé genre je passe ma vie en Corse et ça me fait trop chier de venir bosser, m’a expédiée en 4 minutes chrono.

Le deuxième : s’est montré très gentil et quand je lui ai demandé un certificat de grossesse pour juste pas me faire licencier, il m’en a fait un bidon qui me servira jamais à rien.

Le troisième : avait l’air très gentil aussi, et au deuxième rdv m’a engueulée comme une grosse merde en me disant que quand même j’exagère, c’est pas sympa de ma part d’être tombée enceinte et du coup d’être moins efficace au bureau.

4/ Les gynécos

La première m’appelle un jour pour me dire qu’un de mes résultats de frottis montre « quelque chose ». Elle refuse de m’en dire plus par téléphone, et je dois rester comme ça jusqu’au rdv suivant. Au rdv, elle me fait une biopsie sans me prévenir : elle découpe un morceau du dedans de moi-même (oui, là) en disant juste « attention, ça risque de pincer un peu ». UN PEU ?!?! J’ai pissé le sang pendant 3 jours. Et quand je lui demande (après donc, vu qu’elle m’a rien expliqué) pourquoi elle me fait ça et « MAIS QU’EST-CE QUE J’AI EXACTEMENT ??? », alors là, elle bafouille un truc, se lève, et m’apporte une brochure intitulée « Tout savoir sur le cancer du col de l’utérus ».

Je suis rentrée chez moi persuadée que j’avais un cancer, avec une douleur à la fouf que je pouvais même plus m’asseoir, à me demander comment j’allais annoncer ça à mes parents.

Bon, il s’est avéré que MERCI MERCI, je n’avais pas de cancer. Mais il a fallu que je fasse des recherches moi-même pour savoir ce que j’avais vu qu’elle a rien voulu me dire.

Quelques jours après je reçois un courrier de sa part m’invitant à prendre rdv pour qu’elle me retire les cellules malades en les brûlant à l’acide. Euh…. Ouais, mais non en fait.

Je l’ai jamais rappelée.

Je suis allée voir la deuxième : que j’ai d’abord trouvé très cool vu qu’elle au moins elle voulait pas mettre de l’acide dans le dedans de moi-même.

Je l’ai trouvée moins cool l’année suivante, quand elle a refusé de me faire un certificat de grossesse, tout pareil que le con de généraliste cité plus haut. Un peu échauffé par cette attitude quelque peu négative, mon père a gentiment déposé une plainte auprès de l’Ordre des Médecins. Comme ça, pour la faire chier. Bien fait, faut pas l’énerver mon pôpa.

Vu que je risque d’en rencontrer encore quelques uns, je crois qu’il va falloir que je remette cette liste à jour de temps en temps, malheureusement pour moi….

mercredi, 11 juin 2008

Mon bébé

Je sais, j’ai plein de retard à rattraper. Mais j’ai une bonne excuse en même temps, hein, je m’occupe de mon bidon moi.

Alors quoi de neuf depuis tout ce temps ? Moi ? ben je grossis, tu t’en doutes.

Je suis maintenant enceinte de 5 mois et 10 jours. Je pense qu’un petit bilan s’impose :

-          24 semaines de grossesse

-          6 kilos en plus

-          110 cm de tour de ventre

-          4 ème mois d’arrêt de travail

-          2ème échographie

-          3ème rdv sage femme

-          1 petit gars dans mon bidon

oui oui oui, un ptit mec ! trop contente je suis !!!! Bon, j’aurais été ravie aussi d’une fille hein bien sur, mais comme Chéri a déjà une fille, ça va nous faire du changement. Donc voila. Je vais avoir un fils.

Je vais avoir un fils.

Mince alors, ça fait tout drôle….

samedi, 03 mai 2008

Have a break…

…Mais sans le Kit Kat.

 

 

Ça aura été dur. Encore. Je sais plus quoi faire. Eternel refrain, éternels problèmes, éternelles prises de becs. Couette-Couette est infernale, capricieuse, parfois méchante. Et Chéri qui ne réagit pas. Il rentre dans son jeu, me met à l’écart, me donne un rôle dont je ne veux pas.

 

Ultime prise de tête, ultime dispute.

 

Il n’essaie même pas de comprendre, il s’en prend à moi. On se dit des horreurs. Cris, pleurs, rien ne va plus.

 

Le lendemain, rdv chez ma psy. « Il est temps que vous appreniez à poser vos limites. »

 

Putain c’est vrai ça. Je sors de chez elle, ma décision est prise. 5 mn pour rejoindre mon appart, un coup de fil à ma mère pour vérifier qu’elle est là. Un texto à Chéri « je pars quelques temps ». Il s’énerve, ne comprend pas. Explications par téléphone. « Ce n’est pas contre toi, je DOIS partir, respirer, être ailleurs, me dire que je suis pas en train de devenir folle, et donner un peu de calme à ce tout petit qui pousse en moi et qui vit tout ce que je vis. »

 

Sac fait en 5 mn, je saute dans ma voiture. A 14h30, je pars.

 

Et je roule.

 

Longtemps. Sans m’arrêter.

 

7 heures plus tard, les montagnes. Je suis chez moi. J’ai envie de pleurer tellement c’est bon.

 

Je suis chez moi. Et je sais pas si j’aurais envie de partir un jour.

 

Le soir.

 

Chéri en larmes. Il est seul. Il est triste. Il ne comprend pas. Je ne sais pas quand je rentrerais. Je ne veux rien planifier, rien décider. Pour la première fois depuis longtemps, je vais me laisser porter, glisser sur le temps, me reposer, me centrer sur Bidibou. Je rentrerais quand j’en aurais envie. ^

 

 

Je suis rentrée 2 semaines plus tard. Je serai bien restée encore un peu, mais la réalité nous rattrape tout le temps. Papiers à faire, Sécu, Caf, rdv chez le psy. Et Chéri qui me manque terriblement. Je rêve de lui chaque nuit. Sa voix a changé. Il prend des décisions, il dit ce qu’il pense. Enfin. Il était temps. Peut-être que mon départ aura servi à quelque chose.

 

 

Je suis rentrée depuis 3 jours et j’ai qu’une seule envie, repartir.

 

Définitivement.