samedi, 03 mai 2008
Have a break…
…Mais sans le Kit Kat.
Ça aura été dur. Encore. Je sais plus quoi faire. Eternel refrain, éternels problèmes, éternelles prises de becs. Couette-Couette est infernale, capricieuse, parfois méchante. Et Chéri qui ne réagit pas. Il rentre dans son jeu, me met à l’écart, me donne un rôle dont je ne veux pas.
Ultime prise de tête, ultime dispute.
Il n’essaie même pas de comprendre, il s’en prend à moi. On se dit des horreurs. Cris, pleurs, rien ne va plus.
Le lendemain, rdv chez ma psy. « Il est temps que vous appreniez à poser vos limites. »
Putain c’est vrai ça. Je sors de chez elle, ma décision est prise. 5 mn pour rejoindre mon appart, un coup de fil à ma mère pour vérifier qu’elle est là. Un texto à Chéri « je pars quelques temps ». Il s’énerve, ne comprend pas. Explications par téléphone. « Ce n’est pas contre toi, je DOIS partir, respirer, être ailleurs, me dire que je suis pas en train de devenir folle, et donner un peu de calme à ce tout petit qui pousse en moi et qui vit tout ce que je vis. »
Sac fait en 5 mn, je saute dans ma voiture. A 14h30, je pars.
Et je roule.
Longtemps. Sans m’arrêter.
7 heures plus tard, les montagnes. Je suis chez moi. J’ai envie de pleurer tellement c’est bon.
Je suis chez moi. Et je sais pas si j’aurais envie de partir un jour.
Le soir.
Chéri en larmes. Il est seul. Il est triste. Il ne comprend pas. Je ne sais pas quand je rentrerais. Je ne veux rien planifier, rien décider. Pour la première fois depuis longtemps, je vais me laisser porter, glisser sur le temps, me reposer, me centrer sur Bidibou. Je rentrerais quand j’en aurais envie. ^
Je suis rentrée 2 semaines plus tard. Je serai bien restée encore un peu, mais la réalité nous rattrape tout le temps. Papiers à faire, Sécu, Caf, rdv chez le psy. Et Chéri qui me manque terriblement. Je rêve de lui chaque nuit. Sa voix a changé. Il prend des décisions, il dit ce qu’il pense. Enfin. Il était temps. Peut-être que mon départ aura servi à quelque chose.
Je suis rentrée depuis 3 jours et j’ai qu’une seule envie, repartir.
Définitivement.
12:40 Publié dans Au gré des humeurs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


