mercredi, 02 janvier 2008

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Mardi soir, dans la voiture. Retour de Normandie. Je jette un œil dans le rétroviseur, je vois Couette-Couette qui s’endort. Et je me dis : « je vais enfin avoir la paix ».

 

J’ai du mal à supporter la fille de Chéri parfois.

 

Je sais, je devrais pas le dire, ça se fait pas, tout ça. Et en fait, j’en ai rien à foutre d’être jugée. Je suis pas une mauvaise personne, je suis pas méchante. Etre une belle-mère, je vous jure que c’est pas facile. Pas tous les jours en tout cas. Il faut être prête à assumer. On se pose beaucoup beaucoup de questions, quand on apprend que l’homme qu’on vient de rencontrer et qui nous plait tant est déjà père. On sait que c’est pas une décision qui se prend à la légère. Il faut être prête à encaisser, il faut être solide. Il faut se dévouer à un enfant qui n’est pas le votre, que vous n’avez pas voulu, désiré, attendu pendant 9 mois. Que vous n’avez pas bercé, que vous n’avez pas nourri. Pour qui vous n’êtes rien. Pour qui vous êtes de trop. Et qui parfois, ne vous aime pas.

 

Il faut du courage aussi, de la dignité et beaucoup, beaucoup d’estime de soi. Il faut savoir rester droit quand une bouche de même pas 4 ans vous dit « toi, je te veux pas. T’as pas le droit de me regarder ». Quand elle attend que son père ait le dos tourné pour mettre des coups de pieds dans votre siège. Quand elle hurle, toute la journée, parce qu’on lui a dit que non, 4 dvd dans une seule matinée c’est trop, parce qu’elle a pas envie de manger autre chose que des chips, parce qu’on veut pas lui donner un verre de coca avant de dormir, parce qu’elle veut pas une fourchette blanche mais une verte, parce qu’elle a fait pipi sur elle, parce qu’elle a pas envie de mettre ses chaussons, … caprice sur caprice, toute la journée. Et ne rien dire, ne pas intervenir, parce que ce n’est pas NOTRE enfant, parce qu’on n’a aucune légitimité à apporter un avis, et encore moins à donner un conseil. Laisser faire, regarder un père dépassé par les événements s’enfoncer, encore plus loin, par culpabilité, pour ne pas se fâcher avec un enfant qu’il voit peu.

 

Je sais que je vais être jugée. Par tous ceux qui se disent que j’exagère, que c’est pas si grave. Que les leurs aussi sont comme ça. Oui. Les LEURS. Nous, nous avons juste le droit de nous taire. D’accepter. Oh oui, bien sur, des fois on a besoin de notre aide. Quand le papa ne sait plus quoi faire, quand il ne sait pas gérer un énième caprice, quand il a peur que son enfant le rejette, quand il ne sait pas s’il doit céder. Alors là oui, nous devons être parfaites. Nous devons savoir quoi dire, et quoi faire. Parce que nous devons épauler, écouter, réconforter. Par contre, après ça, on doit reculer. On ne doit pas trop s’impliquer. On n’est pas la mère. On doit savoir s’effacer pour les laisser se retrouver, avoir leur complicité. Ne pas être trop présente. Mais moi, je ne sais plus maintenant. M’investir sans trop m’impliquer, je comprend pas bien ce que ça veut dire. Je ne veux plus être utile à temps partiel. Je veux être là, ou pas, mais pas entre les deux. Je dois apprendre à m’effacer pour qu’ils puissent se retrouver, je comprend, mais par contre je dois prendre la relève quand Papa est trop énervé pour aller doucher sa fille ? Je dois intervenir quand elle parle mal, je dois gronder, …

 

Alors jugez moi si vous voulez, ça m’est égal. Je sais ce que je vis, je sais qu’on est des centaines dans ce cas. Et que la morale, ou je sais pas quelle autre connerie, nous oblige à être toujours souriante, à dire qu’un enfant est merveilleux uniquement sous prétexte que c’est un enfant. Et bien moi je veux plus de ça. De ce « politiquement correct » qui nous pourrit la vie à toutes parce qu’on a peur d’être des méchantes, des marâtres, d’être jugées par des mères parfaites qui nous trouvent inhumaines d’oser dire ce que l’on pense. Qui trouvent qu’on est des monstres, qu’elles préfèreraient mourir plutôt que nous soyons les belles-mères de leurs enfants. Je ne suis pas un monstre. Je suis humaine. Et c’est vrai que parfois, je ne supporte plus ma belle-fille. C’est vrai que parfois, j’ai hâte qu’elle rentre chez sa mère, parce que je n’en peux plus des cris, des caprices, je n’en peux plus de la voir manquer de respect à son père. Pensez de moi ce que vous voulez. On peut dire des choses comme ça, ça n’a rien à voir avec l’amour. Parce que cette petite, je l’aime.  

 

vendredi, 16 novembre 2007

Ce qui devait arriver...

24fdfe49d61c63e5a3d83eae3d204113.jpgCouette-Couette : "Moi je voudrais voir un feu d'artifice !"

Chéri : "Ah bon ?"

Couette-Couette : "Oui ! Un feu d'artifice ! Avec Maman et Papa !"

Moi : "......."

jeudi, 23 août 2007

Les avantages à être une Belle-Mère… (si, si, y’en a !)

Parce que quand même faut pas non plus tout le temps tout voir en noir, voici une petite liste non-exhaustive de tous les côtés chouettes à être une marâtre :

 

1/ J’ai enfin une bonne excuse pour acheter des gâteaux sans complexe (et manger la semaine ce qu’elle a pas mangé le week-end, donc 9/10ème du paquet !)

 

 

2/ Je fume 4 fois moins quand elle est là, puisqu’on ne fume que dehors dans ces moments (ce qui donne une bonne excuse quand j’ai besoin d’aller voir ailleurs si j’y suis)

 

 

3/ Je lis beaucoup plus (quoi ? angelina et brad veulent un autre enfant ?)

 

 

4/ Quand je regarde la télé, je ne regarde plus que des films sans sexe, sans violence, sans vulgarité, sans méchanceté (oui, des films chiants quoi)

 

 

5/ J’évite de manger trop gras, trop sucré, trop salé, tout comme il a dit le Ministre de la Santé que lui il sait ce qui est bon pour nous (comment ça c’est fadasse ?)

 

 

6/ On éteint la télé quand on mange (putain, mais je veux savoir si Nathan il va pouvoir rester auprès de Nirina et si ce méchant de Vassago il est vraiment le diable, moi !)

 

 

7/ Je suis toujours bien habillée même quand j’ai pas besoin de sortir (fini les pauses crac-crac en plein après midi…)

 

 

8/ Je peux revoir les dessins animés de mon enfance comme Merlin l’Enchanteur (Dis ma puce, tu veux pas regarder un autre film ? Parce que Merlin ça fait déjà 4 fois qu’on le regarde aujourd’hui…)

 

 

9/ Je suis devenue très patiente (Non ! Si ! Non ! Si ! Non ! Si ! Non ! Si !...etc…)

 

 

10/ Je fais le ménage tous les jours (Tiens, des céréales écrasées dans le lit ! Tiens, un morceau de fromage sur le tapis ! Tiens, du gâteau au chocolat incrusté dans la moquette !)

 

 

Ben mine de rien, j’en ai quand même trouvé 10 !

 

Ça va qu’aujourd’hui je suis de bonne humeur.